lundi 17 janvier 2011

Pourquoi commettent-ils des crimes ?


« Le « je » s'efforce automatiquement de s'orienter vers le mieux, le bien, vers ce qui écarte au maximum le pénible et la souffrance. S'il s'oriente vers ce qui nous apparaît comme une régression, ne nous bornons pas à dire que cet homme se laisse aller ou qu'il devient mauvais : disons-nous que c'est là son meilleur équilibre et que, justement, c'est pour cela que c'est grave (...) à travers cette vision, nous devons bien nous mettre en tête, si répréhensible que soit ce qu'il a fait, le criminel n'a pas pu s'empêcher, à ce moment-là, de faire ce qui lui paraissait le mieux (...) il est essentiel de se débarrasser momentanément de tout schéma préconçu, de toute tendance à résoudre le cas en portant un diagnostic ou en rangeant le sujet dans une catégorie (...) l'examinateur doit posséder le sens humain, la curiosité respectueuse de tout ce qui à trait à l'âme et au comportement humain, doit posséder une vaste culture affective et morale (...) tout cela n'empêche pas qu'il faille adopter une attitude clinique stricte.
De Greeff, Introduction à la criminologie (1946). Bruxelles : éditions Vandenplas 

vendredi 14 janvier 2011

Idée farfelue ou sensée ?

Cette année, vous ne payez pas d’impôts. En contre-partie vous aidez une personne à s'en sortir. 
À la fin de l'année, on fait le point. Qu'en pensez-vous ?

jeudi 13 janvier 2011

Évaluation du risque de récidive. Qu'est ce qu'une échelle actuarielle ?


État d'esprit de ces outils...


Constat : Quand les psychologues cherchent à prédire un risque de récidive, ils se trompent comme les autres ! 
Au travers du temps, des recherches ont donc été déployées.
Ces recherches ont permis de faire ressortir ce qu’on appelle « des facteurs de risque », c’est à dire des aspects, qui, lorsqu’ils sont présents dans la vie du sujet, ne représentent pas une bonne nouvelle. 
Exemple : problématique de drogue. On s’entend pour dire que ça n'aide pas dans la vie.  
Quant aux « facteurs protecteurs », ce sont des éléments qui, lorsqu’ils sont présents chez le sujet, s'avèrent des aspects encourageants. Illustration : monsieur mène une vie conjugale relativement stable. Il est donc capable de durer dans une relation de qualité. 
On effectue un survol des facteurs qui concernent la personne évaluée pour définir une tranche de risque de récidive (faible, modérée, élevée). 


Cela signifie simplement et seulement que les gens qui présentaient un profil similaire ont récidivé dans tel pourcentage. Rien de plus. Personne ne peut prédire de manière précise un risque de récidive individuel. Il se peut très bien que la personne évaluée ressorte avec un risque faible mais qu’elle récidive et vice-versa - Mais vous comprendrez qu’on parle ici de tendances.  


Généralement, les personnes évaluées comprennent leurs résultats et sont d’accord avec le fait que, par exemple, il serait bon qu’elles diminuent leur dépendance aux drogues, etc. 
Parallèlement et s'il y a lieu, il est attendu que le clinicien nuance ses résultats. Exemple : Éric présente un problème important de violence. Si on le confronte un peu, il risque d’exploser car cela le ramène à une phase traumatique de son enfance au sein de laquelle il était dénigré. Bref... 

Selon les résultats aux échelles, Éric arrive à un risque de récidive élevé. 

Mais le clinicien décèle des éléments nouveaux qui pourraient bien faire une différence mais qui ne sont pas pris en compte par les échelles. 
En effet, et pour la première fois, il se sent amoureux d’une femme équilibrée qu'il a peur de perdre. Et, lors de ses dernières frasques, il a frôlé la mort (plusieurs jours de coma). Cela le fait réfléchir. Il en parle beaucoup durant l’entrevue en des termes authentiques, vrais. 
Le clinicien fera valoir ces points qui peuvent peser lourd. Il est probable qu’il ne se retrouve plus jamais derrière les barreaux car, désormais, c'est plus pareil.
Les échelles font peur (...) mais elles aident le psychologue à y voir plus clair et à moins se laisser embarquer par sa subjectivité. Le jugement clinique demeure indispensable !

mardi 11 janvier 2011

Le paradoxe du crime organisé ?

Le crime organisé est essentiellement composé de personnes issues du même pays, celui de la souffrance. Celui où humiliation, honte, rejet, sentiment d’infériorité/ d’être à part, sentiment d’injustice et misère matérielle se transforment en désir de revanche, de vengeance et de toute-puissance.

Or le crime organisé trouve ses principales sources de revenus au sein même de la souffrance. Par la vente de drogue à ceux qui souffrent, via le commerce du sexe avec des prostituées démunies, etc.
Autant dire que, dans cette quête d’argent et de pouvoir, ces criminels ne pourront JAMAIS PROFONDÉMENT se réparer, psychologiquement parlant. Leur quête serait-elle perdue d’avance ?
Alors, devez-vous vous demander, comment fermer les portes de cette usine à souffrance ? Où se trouvent les clés ? 

Chez chacun d’entre-nous. En expliquant à nos enfants que cet élève qui arrive à l’école avec des habits moches et qui a de mauvaises notes doit souffrir, et qu’il est probablement le plus courageux de la classe. Car il vient quand même à l’école alors que dans sa tête et son coeur, il a sûrement envie d’être très loin, dans un espace où il est le plus fort de tous. Est-ce si compliqué que cela ? Alors, on l’invite quand cet enfant à la maison ?

S'il vous plaît, n'oubliez pas de nous raconter comment s'est passée cette invitation à la maison. Et merci d'être acteur et actrice de la prévention de la criminalité !

vendredi 7 janvier 2011

Dans une autre vie ?

Souffrance psychique, drogue et crime se côtoient de si près que je me demande s’ils ne se sont pas déjà connus dans une ancienne vie... 

jeudi 6 janvier 2011

Blessure subie et souffrance engendrée

Si on cherche à comprendre pourquoi un individu a fait du mal à autrui, on arrive toujours à une partie blessée. Cela ne justifie en rien l’acte commis mais peut aider à comprendre. Sans reconnaissance de cette partie blessée, je me demande bien comment cette personne pourra se connecter au mal qu’elle a fait. Soyons logique !  

mercredi 5 janvier 2011

Quand la rue est imprégnée en nous !

Une annonce radio d'un centre d'hébergement, la Mission Old Brewery, me reste en tête :

"Il faut sortir la rue des itinérants "





Issu d'un viol

Je pense à cet individu qui se sait le fruit d’un viol et qui est envahi par le dégoût. Cet individu est physiquement beau. Cette beauté doit forcément signifier quelque chose. Peut-être que du sordide, il peut ressortir du beau extérieur. Alors et maintenant, comment faire entrer ce beau à l’intérieur de lui ?

lundi 3 janvier 2011

De Dan Bigras, auteur-compositeur-interprète

" Il est plus facile de préjuger que de se laisser toucher"  Tiré de la préface du livre : La rue. Un chemin tracé d'avance ? Publié aux éditions Hurtubise.


Dan Bigras, artiste québécois et porte parole du Refuge des jeunes de Montréal. 

dimanche 2 janvier 2011

Regret et remords du criminel

La prise de conscience du mal qu’a fait un criminel est délicate. On ne peut tolérer une absence de conscience tout comme une conscientisation trop forte peut conduire à la mort. Le dosage..

samedi 1 janvier 2011

Nouvelle année ?

En 2011, la prévention de la criminalité se fera avec la société en entier ou ne se fera pas ! C’est peut-être pour cela que ça traîne depuis des lustres. Chacun d’entre nous a sa contribution à faire. 

lundi 20 décembre 2010

L'importance du lien

La notion bien connue maintenant de la résilience montre que les personnes qui ont vécu des choses très difficiles et qui ont réussi à s'en sortir attribuent souvent en grande partie leur réussite à une rencontre avec une personne non professionnelle qui fut déterminante pour eux (importance du lien, entre autres). 

dimanche 19 décembre 2010

Pistes en prévention de la criminalité ?

Quand on a enlevé la vie et qu’on est doté d’une certaine sensibilité, à des fins de survie, le désir de réparation peut devenir obsessionnel. C’est à la société de l’utiliser à de belles fins.  

vendredi 17 décembre 2010

Responsabiliser le criminel

La responsabilisation du détenu par rapport à son délit est une question essentielle aux yeux d'Isabelle Crouzet. Le criminel a commis un geste grave et il doit ce travail aux victimes, à la société et à lui-même. 
Responsabilisation du détenu et compréhension du public à son égard demeurent intimement imbriqués et représentent les piliers de cet ouvrage qui est en cours.

Le pouvoir du citoyen ? Il est énorme.

Isabelle Crouzet est convaincue que si le lecteur connaît davantage le passé du criminel, il ne pourra que se comporter différemment avec l’enfant que ce criminel a été et qu’il est amené à croiser dans sa vie quotidienne, finalement. N’y a t-il un petit garçon dans la classe de votre enfant qui sème le trouble ? Ou une fillette qui arrive toujours négligée et agressive ? Si jusqu’ici vous aviez évité cet enfant, après avoir lu cet ouvrage, vous l’inviterez...

Éviter, inviter... Il semble difficile de cerner toute l’importance de votre  regard sur cet enfant malheureux tant il demeure essentiel pour sa construction.

Le lecteur citoyen

Au travers de cet ouvrage, le lecteur pourra constater qu’il s’agit d’être humains qui nous ressemblent étrangement, mais qui n’ont pas su/pu passer au travers de certaines souffrances et qui, hélas, n’ont pas trouvé d’autres issues que de faire souffrir, à leur tour, d’autres personnes. Ces criminels devront réaliser un travail colossal sur eux-même pour guérir.